Avant Noël,
il n’y a rien à réussir.
Rien à rendre parfait.
Il y a juste à prendre ce qu’il y a à prendre.
Prendre un regard, une présence, un silence partagé.
Prendre ce qui est possible, et laisser le reste.
Noël n’est pas une photographie figée.
C’est un moment chargé d’histoires, de souvenirs, d’absences, de retrouvailles, parfois de tensions.
Alors, oui — célébrons les liens familiaux, quand ils soutiennent, quand ils réchauffent, quand ils font encore refuge.
Et célébrons aussi les ruptures familiales, celles qui ont été nécessaires pour se préserver, se réparer, respirer.
Se tenir à distance peut être un acte de santé.
Il n’y a rien à justifier.
Que Noël soit l’occasion de s’entourer de ceux qu’on aime vraiment —amis, famille choisie, partenaires, enfants, ou simplement soi-même.
Une table peut être petite, un cœur peut être plein.
Une pensée douce pour ceux qui ne sont plus près de nous,
ceux qui manquent, ceux dont l’absence se fait plus bruyante à cette période.
Ils vivent encore dans les gestes, dans les odeurs, dans certaines phrases qui reviennent.
Une pensée aussi pour les expatriés qui ne rentrent pas,
par choix ou par contrainte,
et pour ceux qui rentrent en redoutant,
car revenir n’est pas toujours se reposer — parfois, c’est se confronter.
Que chacun puisse s’autoriser son propre Noël,
sans comparaison, sans norme, sans masque.
Un Noël imparfait, mais juste.
Je vous souhaite de la douceur,
de la chaleur,
des pensées tendres,
et surtout la permission d’être exactement qui vous êtes.
✨

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